Pourquoi l’I.F.A.L.?

"Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes, et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres, ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens." Mirabeau (Assemblée nationale, séance du mardi 18 août 1789)

L’Institut Français d’Actions Légales (I.F.A.L.) créé en 2000, est un organe de veille stratégique et d’analyses (think tank) au service de l’ADT et l’UFA, deux associations de défense des amateurs d’armes, chasseurs, tireurs et collectionneurs.
L’originalité de la démarche fut de placer la question des armes dans un contexte plus général. Très vite, il est apparu évident que les prétextes de la prohibition des armes, sécurité publique ou sanitaire étaient fallacieux. Les motifs étaient tout autres. Depuis environ un siècle, il existe un puissant courant d’opinion dans les pays de langue anglaise, disant que les accords de désarmement sont instrument essentiel au service de la paix, et ce courant résiste aux défis et aux leçons de l’expérience (Eugène Rostow). Le droit des armes pour les citoyens n’est en aucun cas une question de sécurité publique ou sanitaire comme on veut le faire croire, mais bel et bien une question de défense et de souveraineté nationales.

La question est alors de savoir pourquoi cette volonté des pouvoirs publics à chercher par tous les moyens à désarmer les citoyens respectueux des lois ?
Pierre LEMIEUX (auteur du célèbre Droit de porter des armes, membre d’honneur de l’ADT) a apporté un élément de réponse : Vous avez tout à fait raison. Je crois cependant que, même si nos armes ne les menacent pas vraiment, elles augmenteraient le coût de leur oppression : raison supplémentaire pour vouloir nous les enlever.

Quelle est donc cette oppression programmée ?

Le dernier maître de l’ex-URSS, Mikhaïl Gorbatchev, soulève le voile : " Le développement politique le plus étonnant de cette dernière décennie est l’apparente détermination des politiques d’Europe de l’Ouest a recréer l’Union Soviétique en Europe de l’Ouest ". Dans son ouvrage de référence, L’Empire écologique ou la subversion de l’écologie par le mondialisme Pascal Bernardin a bien définie le problème. Il s’agit ni plus ni moins qu’instaurer une gouvernance mondiale aux mains d’une nomenklatura internationale coupée des peuples et visant à égaliser les niveaux de vie. Cette idéologie a une double conséquence :
- Les pays anciennement développés connaîtront une décadence relative et un appauvrissement des population, en moyenne. Mais cette moyenne cache des disparités importantes, un enrichissement éhonté des nomenklatura locales et une paupérisation importante des plus faibles.
- Cette égalisation des niveaux de vie impose également que pour le plus grand nombre soient maintenus au-dessous d’un seuil d’indépendance financière qui leur permettrait de s’affranchir de la tutelle de l’Etat. Quant à la nomenklatura prébendes, népotisme et corruption la lie au Moloch tout puissant.

Il s’agit de mettre en place une société "constructiviste" qui implique de déstructurer les sociétés existantes. En s’attaquant aux armes, à la Chasse au tir et à nos traditions ce n’est pas les objets que les hoplophobes veulent prohiber, c’est notre Liberté même qu’ils veulent aliéner ! Marc Grunert précise avec justesse ce dessein "Avec les "ONG" et l’ONU, avec l’Union Européenne, on voit apparaître une internationalisation des Etats, au-delà bien souvent de toutes les valeurs démocratiques, et qui font peser sur les citoyens toutes sortes de danger.
Les Etats se cartellisent pour racketter, et il devient difficile de leur échapper. Comment s’échapper en effet d’un pays quand il fait 3000km de long comme l’Europe, et que les mêmes lois sont en vigueur sur toute sa surface ?"

L’Honorable Bob Barr , ancien représentant de l’Etat de Géorgie au Congrès des Etats-Unis, a clairement souligné, au WFSA 2005, le Lobby Gun Control international se radicalise et a conclus " this movement must be stopped. Or it will stop us ". Ce qui peut être résumé en français : " C’est eux ou nous ". En marge de cette manifestation, où les défenseurs de tous les pays apportent leurs contributions, l’I.F.A.L. a émis le diagnostique suivant : les antagonismes au XXIe siècle ne sont plus entre droite et gauche, mais entre les défenseurs des droits individuels et ceux qui veulent imposer de prétendus droits collectif. Qui ne sont que des déclarations d’intention.
À l’aube du XXIe siècle, le seul vrai et grand débat est celui qui doit opposer les défenseurs d’une vision humaniste de la Liberté, aux constructivistes de tous partis et de toutes origines intellectuelles.

Ainsi, si la détention d’armes et la pratique du tir ou de chasse, augmenteraient le coût de leur oppression, la volonté de déstructurer est telle que ces liberticides veulent déstructurer complètement la société occidentale. C’est le concept même de l’Homme libre armé qui leur est insupportable.

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