Historique de l’association A.D.T.

L’ A.D.T. a été créée en août 1997 à la suite de la mise en circulation d’un rapport apocryphe dit "rapport Delnord".
Dans ce "rapport " sont attaqués : le Parcours de Tir (l’actuel Tir Sportif de Vitesse), la Silhouette métallique, les Armes Anciennes, le gros calibre en général. On y propose de réduire le tir sportif au arme de poing d’un calibre de 8 mm maximum et de recentrer le tir sportif sur le calibre .22 et la précision. On demande aux autorités de n’autoriser que des armes dites sportives et bien entendu, uniquement en .22.

Statuts de l’association

A peu près au même moment sont repris dans les médias, à partir de déclarations de Y. Delnord, l’idée que "le tir sportif n’est que la précision et le petit calibre .22".

En décembre 1998 le Ministre de la Jeunesse et des Sports Marie-George Buffet refuse la délégation pour le " Parcours de Tir " au Président de la F.F.T.

Le motif ?
Cette discipline n’est pas une discipline UIT (actuelle ISFF). Elle enjoint à la Fédération de n’utiliser les subventions que pour les disciplines UIT et refuse la délégation pour le Parcours de Tir. Cela signifie que la F.F.T. ne peut plus délivrer des titres nationaux, régionaux ou départementaux en Parcours de Tir et ne peut sélectionner des équipes correspondantes .

Dans une interview à l’AFP, le conseiller du ministre, Joël Deleplanque, précise :
"nous avons décidé de prendre un certain nombre de mesures pour recentrer le tir sur sa véritable vocation sportive et olympique avec des armes de calibre réduit"
Il déclare même en privé que le Président de la F.F.T. a raison de s’inquiéter de la menace pesant sur les disciplines " gros calibre ".

Le ministre demande de la Jeunesse et des Sports également, en contradiction avec les arrêtés ministériels en vigueur, que les présidents de Clubs ne délivrent plus d’avis favorable pour les armes de Parcours de Tir.

Après avoir ajouter de nouvelles restrictions avec le décret du 16 décembre 1998, le Ministre de l’Intérieur de l’Intérieur, Daniel Vaillant, dans une circulaire du 17 décembre 1998 aux Préfets en rajoute : " s’agissant du tir sportif, vous refuserez la demande de conservation si l’arme en cause est un fusil à pompe, ce type d’arme ne correspondant en aucun cas à une discipline sportive."

L’article 16 de la loi du 16 juillet 1984 dispose que les fédération sportives exercent leur activité en toute indépendance. Le ministre des sports participe à la définition des objectifs. Participer ne signifie pas dire décide ! Du moins en démocratie !

On assiste à un glissement progressif. : suivant les desseins du journal "Libération", certains voudraient même que les autorisations correspondent à une arme et une discipline. On pourra dès lors vous refuser une autorisation en prétextant que l’arme demandée ne correspond pas à une discipline sportive agréée par l’UIT ou que le demandeur ne pratique pas de discipline correspondant à l’arme pour laquelle l’autorisation est demandée !

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